Ça va latter !

Le capitaine Aubrey J. Crocker et une partie de l'équipage, sur le pont du Puritan  © J.S. Johnston
Quelques soucis m'ont tenu éloigné pendant de (trop) nombreux mois de la construction du Puritan, mais aujourd'hui tout est réglé et c'est reparti de plus belle ! Les articles devraient donc être plus nombreux en 2016 :-)

Aujourd'hui ça va latter, autrement dit, nous allons parler du lattage du pont ;-)
Lattage du pont en cours.
L'ensemble des lattes est collé.
Afin de respecter l'échelle, j'ai utilisé des baguettes de tilleul de 2 mm de large et d'1 mm d'épaisseur. A l'échelle 1, cela donnerait une latte de 10 cm de large, ce qui parait assez proche de la réalité au vu des photos d'époque. Le tilleul est un bois clair, aussi j'ai choisi de le teinter avec un vieillisseur "Effet bois flotté" qui reproduit, de façon assez réaliste, la couleur du bois grisé par le soleil et les embruns. La teinture est protégée par deux couches de vernis mat.
Chaque latte est ensuite collée une par une, par segment de 10 cm environ. Je me suis servi d'un gabarit, confectionné avec une bande découpée dans une feuille rhodoïd de 0,2 mm d'épaisseur, soit 1 cm à l'échelle 1, afin de garantir un espacement constant entre chaque latte. Cet espacement sera comblé par les joints de calfatage.
Mise en place de l'enduit
Nettoyage à l'essence de térébenthine
Comme on peut le voir sur la photo du pont du Puritan, en tête du présent article, le calfatage des lattes de pont n'est pas protégé par un enduit de brai de couleur noire, comme cela se pratique habituellement de ce côté-ci de l'Atlantique. Au 19ème siècle, les chantiers de la Nouvelle Angleterre utilisaient une "colle de marine blanche", selon l'appellation de Tom Cunliffe dans le 1er tome de son ouvrage "Pilotes".
Je n'ai pas réussi à retrouver la composition de cette colle. Après plusieurs essais, j'ai retenu l'enduit gras à laquer pour la simuler. Pour bien faire pénétrer l'enduit entre les lattes, j'ai utilisé un couteau à enduire réalisé à partir d'une baguette de restaurant chinois et d'une ancienne carte de badge. Il suffit ensuite, avant que l'enduit ne soit complètement sec, d'enlever le surplus à l'aide de cotons-tiges imbibés d'essence de térébenthine.
Aspect du pont après nettoyage
Vue d'ensemble
Et voilà, le lattage du pont est terminé ! Ça parait rapide comme ça, mais c'est quand même un travail de longue haleine. La prochaine étape, sur laquelle j'ai commencé à plancher, sera la reconstitution du plan de pont, à partir des documents d'époque (photos et dessins), car je n'ai pas retrouvé le plan d'origine.

Bonne année et bientôt donc, pour de nouvelles aventures :-)
DD


Commentaires

  1. Et finalement tu vas la peindre de quelle couleur la coque ?

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    1. C'est une très bonne question Mme de K. et je te remercie de me l’avoir posée ;-) En fait, j'hésite encore... Il y a 2 possibilités : soit noir de la quille jusqu’au niveau du pont et blanc au dessus (c’est la version course), soit rouge foncé pour les œuvres vives et blanc pour les œuvres mortes. Qu’en penses-tu ?

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